
L'Irlande au quotidien
Irlande : 2 fois moins de taxes, 2 fois plus de résultats !
En 2025, les recettes fiscales ont progressé de 8,6 milliards (+8,9 %) par rapport à 2024. L'impôt sur les sociétés représente 5.4 % du PIB, pour un taux d'imposition de 12,5 %. En France, c'est 2.9 % du PIB pour un taux d’imposition de 25%.
Le taux de prélèvements obligatoires est le plus bas de l’Union européenne, à seulement 22,4 % du PIB, contre 45,3 % en France. Les dépenses sociales représentent 12,4 % du PIB contre 31,9 % en France. À cela s’ajoutent des indicateurs de niveau de vie particulièrement élevés, avec un PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat atteignant 131 175 dollars, soit plus du double de celui de la France (61 321 dollars). Enfin, la croissance économique irlandaise a été excellente en 2025, avoisinant les 11 %, contre 0,8 % en France.
L’exemple irlandais illustre ainsi qu’un État moins avide de prélèvements, dès lors qu’il s’appuie sur une gestion budgétaire rigoureuse, peut pleinement financer ses missions régaliennes tout en stimulant la croissance et l’élévation du niveau de vie.
En 2025, l’Irlande a confirmé la vigueur de son économie à travers des résultats fiscaux remarquables. D’après un communiqué officiel du gouvernement irlandais, les recettes fiscales ont atteint 105,7 milliards d’euros, soit une progression de 8,6 milliards (+8,9 %) par rapport à 2024. Dans le détail, l’impôt sur le revenu a rapporté 36,6 milliards d’euros. L’impôt sur les sociétés a, lui, généré 32,9 milliards d’euros (5.4 % du PIB), un résultat d’autant plus notable que son taux est l’un des plus bas d’Europe, à seulement 12,5 %. En France, les recettes de l’IS ne représentent que 2.9 % du PIB alors que le taux d’imposition est à 25 % !
Cette discipline budgétaire a permis de dégager un excédent structurel de 3,8 milliards, soit une amélioration de 2 milliards d’euros par rapport à l’année précédente, confirmant l’efficacité d’une gestion prudente mais aussi ambitieuse des finances publiques. L’excédent a permis à l’Etat irlandais d’investir « dans [son] service public grâce à la création de postes supplémentaires d’enseignement, d’infirmiers », selon Jack Chambers, ministre des Dépenses publiques irlandais. Le ministre des Finances, Simon Harris, a ainsi rappelé que « le plan (budgétaire) fixe le niveau des dépenses sans nous empêcher d’améliorer les services publics […] ni de préserver la solidité des finances publiques ».
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